Dermatose : 22 millions d'euros d'aides pour les élevages des zones réglementées
Les éleveurs impactés financièrement par les restrictions de mouvement d’animaux en zone réglementée ou vaccinale dans les quatre Régions touchées par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) peuvent bénéficier d’une aide plafonnée à 9 000 € par exploitation. Les préfets doivent en définir les modalités d’accès.
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Depuis la première apparition de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France, le 29 juin 2025 en Savoie, 117 foyers ont été recensés au 16 janvier 2026 dans un total de 11 départements.
La DNC est une maladie classée en catégorie ADE qui entraîne des mesures sanitaires très strictes, comme l’abattage systématique, la surveillance renforcée par des vétérinaires et des restrictions de mouvements dans les zones réglementées (50 km autour d’un foyer). Au total, six zones réglementées ont été mises en place sur le territoire français.
Les élevages étant dans des zones réglementées, bien que non atteints directement par la DNC, ont subi les conséquences de cette dernière. Ainsi, le ministère de l’Agriculture a décidé d’allouer un budget de 22 millions d’euros d’aide, aux éleveurs de quatre Régions concernées par ces restrictions, en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. La ministre de l'Agriculture l'avait annoncé le 9 janvier 2026, lors de la présentation d'un nouveau paquet de mesures, sans donner de détails.
Des conséquences en dehors des foyers
L’ensemble des mesures prises ont entraîné des blocages au niveau des exportations, les animaux vaccinés ne pouvant voyager, et donc des difficultés de commercialisation. À cela s’ajoute un coût supplémentaire de maintien des animaux sur les exploitations. Le coût financier est d’autant plus contraignant pour les exploitations déjà fragiles économiquement et celles fortement dépendantes des exportations.
Dans ce contexte, un « fonds d’urgence DNC » est alloué aux Régions pour soutenir économiquement les exploitations en zone réglementée ou en zone de vaccination obligatoire, qui ont été les plus touchées économiquement par ces mesures contre la DNC. Ces aides sont à destination des élevages, hors foyer, situées ou ayant été situées dans ces zones. Les exploitations dites foyers de DNC bénéficient déjà d’aides.
Les départements suivants sont concernés par cette aide : Ain, Ariège, Aude, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Isère, Jura, Landes, Loire, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Savoie, Haute-Savoie, Tarn.
Les préfets de chaque Région définissent les modalités pour leur territoire selon l’enveloppe qui leur est allouée. Ils peuvent notamment prendre en compte la taille de l’exploitation, le nombre de bovins, les résultats économiques ou encore la dépendance à l’exportation, avec toutefois une attention particulière portée aux exploitations spécialisées en élevage bovin. L’instruction des dossiers est assurée par les préfets de département, appuyés par une commission. Les agriculteurs ont jusqu’au 20 février 2026 pour déposer leur demande d’aide.
Quel est le montant pour chaque Région ?
Une enveloppe totale de 22 millions d’euros est prévue, avec 7 640 000 € pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, 4 775 000 € pour la Bourgogne-Franche-Comté, 1 945 000 € pour la Nouvelle-Aquitaine et 7 640 000 € pour l’Occitanie. L’indemnisation est de 9 000 € au maximum par exploitation et est déterminée selon la base forfaitaire fixée par le préfet de Région.
« Les entreprises faisant l’objet d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire doivent disposer d’un plan arrêté par le tribunal de commerce au moment du paiement pour bénéficier de la mesure d’aide », précise le ministère de l’Agriculture dans son instruction. De même, les éleveurs en zone de vaccination obligatoire mais qui n’ont pas vacciné leurs bovins, ne peuvent pas bénéficier de cette nouvelle aide.
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